Sommaire
L’épuisement concerne les réserves d’adresses IPv4 non encore attribuées. Il ne signifie pas que les adresses existantes cessent de fonctionner ni qu’Internet ne peut plus se développer.
1.0 Les adresses IPv4 sont-elles épuisées ?
Les réserves centrales de l’IANA sont épuisées. Les possibilités d’attribution restantes dépendent du registre régional et de ses politiques ; elles ne représentent pas un stock mondial librement disponible.
Une adresse IPv4 identifie une interface dans un contexte réseau. Plusieurs appareils peuvent partager une adresse publique grâce au NAT ou au CGNAT. Les adresses déjà attribuées continuent à fonctionner, et IPv6 permet d’étendre la capacité d’adressage.
Une organisation doit vérifier les règles de son registre régional : des adresses récupérées peuvent alimenter une liste d’attente ou un mécanisme d’attribution limité. Les transferts et la location de ressources existantes dépendent de leur disponibilité, des droits du titulaire et des conditions applicables.
2.0 Quand les adresses IPv4 ont-elles été épuisées ?
L’IANA (Internet Assigned Numbers Authority) supervise l’attribution des adresses IP à l’échelle mondiale. Les RIR (Regional Internet Registries) gèrent la distribution sur leurs territoires respectifs (il en existe cinq dans le monde).
Le registre de l’IANA indique que les derniers blocs /8 ont été attribués en février 2011. Les calendriers régionaux diffèrent : le RIPE NCC a annoncé l’épuisement de son dernier pool disponible le 25 novembre 2019. Ces étapes ne sont pas une date d’arrêt du protocole IPv4.
IPv4 et IPv6 ne sont pas directement interchangeables. Une transition doit prévoir la connectivité vers les services et utilisateurs qui dépendent encore d’IPv4, par exemple avec une architecture double pile ou une traduction adaptée.
Le partage d’adresses et les transferts redistribuent ou réutilisent la capacité IPv4 existante ; ils n’augmentent pas les 32 bits du protocole. Le déploiement d’IPv6 répond au besoin d’un espace d’adressage beaucoup plus vaste.
3.0 Situation actuelle
IPv6 utilise 128 bits, soit 2¹²⁸ adresses théoriques, environ 3,4 × 10³⁸. Son adoption varie selon le réseau, le pays et la méthode de mesure. Une proportion de trafic isolée ne mesure pas la disponibilité des adresses IPv4.
4.0 Marchés des adresses IP
Les marchés de transfert et de location permettent d’utiliser des ressources IPv4 déjà attribuées. Ils ne créent pas de nouvelles adresses et ne garantissent pas un approvisionnement constant.
Un transfert doit suivre les règles du registre concerné et reposer sur des droits vérifiés. Avant un achat ou une location, examiner le bloc exact, l’autorité du titulaire, l’historique d’utilisation, la réputation, le routage, les conditions contractuelles et la continuité du service.
Une adresse proposée sur un marché n’est pas nécessairement transférable, routable ou adaptée à chaque usage. Ces vérifications restent nécessaires pendant la transition vers IPv6.
5.0 Conclusion
Pour dimensionner un réseau, distinguer le total théorique, l’espace public routable et l’offre réellement disponible. Évaluer les besoins IPv4 et IPv6 séparément, puis comparer l’achat et la location sans présumer qu’un courtier garantit la réussite ou l’absence de risque.
Also Read: Comprendre la différence entre IPv4 et IPv6
Also Read: Comment changer votre adresse IPv4




